Les prix à la pompe ont un peu reculé, mais le plein reste une ligne lourde dans le budget, surtout quand on avale les kilomètres. Depuis quelques semaines, une expression intrigue les automobilistes français : le plein à l’allemande, une façon de s’organiser pour payer moins sans changer de voiture ni rouler au pas.
Derrière ce nom, il ne s’agit pas d’un gadget, mais d’habitudes popularisées en Allemagne par l’ADAC, la grande association automobile du pays. Choix de la station, heure à laquelle on se sert, niveau de remplissage du réservoir… Tout se joue sur ces détails qui, mis bout à bout, peuvent peser sur la facture. Et pour certains profils, la différence devient vraiment sensible.
Essence : d’où vient le plein à l’allemande et pourquoi il fait parler
En Allemagne, l’ADAC a passé au crible les prix des stations-service et a diffusé des recommandations à ses membres pour grappiller quelques euros à chaque passage à la pompe. Ses relevés montrent des écarts importants entre les stations d’autoroute, certaines stations urbaines et le reste du réseau, avec des majorations pouvant aller jusqu’à 50 centimes le litre d’essence ou de diesel.
Premier réflexe du plein à l’allemande : éviter autant que possible les pompes d’autoroute. Sortir une aire plus tôt, viser une station de supermarché ou de petite ville voisine revient souvent moins cher. Pour un conducteur français qui part en vacances ou roule beaucoup pour le travail, ne pas remplir sur l’autoroute permet déjà d’économiser plusieurs euros sur un seul plein.
Horaires frais et réservoir plein : le coeur du plein à l’allemande
L’ADAC conseille aussi de remplir complètement son réservoir quand on trouve un tarif correct. Un réservoir plein limite l’évaporation du carburant, surtout quand la voiture reste longtemps en plein soleil, ce qui réduit légèrement les pertes. Autre effet secondaire utile : en évitant les petits pleins répétés, on espace les passages à la station. Certains spécialistes rappellent que les systèmes modernes réduisent déjà ces évaporations, mais une cuve bien remplie reste un petit avantage.
L’autre pilier de la méthode concerne l’horaire. L’association recommande de faire le plein entre 18 et 22 heures, ou très tôt le matin, lorsque l’air est plus frais. Le carburant est alors un peu plus dense, ce qui permet, en théorie, d’obtenir un volume légèrement supérieur pour le même prix. Selon l’ADAC, on peut gagner jusqu’à 10 centimes par litre de carburant en combinant bonnes plages horaires et bonne station, même si les pompes récentes compensent en partie l’effet de température.







