Vous utilisez souvent le paiement sans contact avec votre carte ou votre téléphone ? Si oui, lisez attentivement ce qui va suivre au fil de ces lignes. Ce mode de règlement, rapide et pratique, s’est largement imposé dans la vie quotidienne des Français pour régler de petits achats en un geste. Il repose sur une technologie appelée NFC qui permet à votre carte ou à votre smartphone d’échanger des informations avec un terminal en s’approchant simplement de quelques centimètres.
En général, ce système est très sécurisé, avec des plafonds et des protections juridiques pour les consommateurs. Mais comme toute technologie largement utilisée, elle attire aussi des fraudeurs qui cherchent de nouvelles façons de vous piéger. Récemment, une nouvelle arnaque a été signalée en France, ciblant précisément le moment où vous pensez simplement payer un ticket ou un achat sans contact.
Comment repérer un terminal piégé ?
L’arnaque en question se déroule souvent dans des lieux publics comme les gares, stations de métro ou de bus, où de nombreuses personnes utilisent leur carte sans contact pour acheter un ticket notent nos confrères de France Bleu. Le principe, dénoncé par TCL, qui gère le réseau de transport en commun de la métropole lyonnaise, est étonnamment simple : un fraudeur place un morceau de scotch ou de ruban adhésif sur la zone de lecture NFC du terminal de paiement. Cela empêche le lecteur de capter correctement votre carte ou votre téléphone, faisant échouer la transaction sans contact.
Face à ce refus, vous pourriez naturellement insérer physiquement votre carte dans la borne et taper votre code confidentiel pour valider le paiement, sans vous douter de rien. C’est précisément à ce moment-là que le fraudeur peut se placer juste derrière vous pour observer votre code secret, avec l’intention de mémoriser les chiffres. Une fois le code connu, l’escroc n’a plus qu’à vous dérober votre carte pour effectuer des retraits, des achats ou d’autres opérations frauduleuses, parfois en quelques secondes seulement. Ce type d’arnaque, surnommé “arnaque au scotch”, a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs signalements dans plusieurs réseaux de transports en commun, dont celui de Lyon, avec des chauffeurs de bus alertant directement des usagers.






