La plupart des Français ont de quoi sourire. Selon une enquête Ipsos dévoilée le 20 mars dernier à l’occasion de la Journée mondiale du bonheur, 73 % d’entre eux se déclarent heureux, soit une légère hausse par rapport à l’année précédente (+2 points), mais une baisse significative depuis 2014 (-14 points). Ainsi, le pays se situe légèrement au-dessus de la moyenne mondiale. À l’échelle planétaire, 71 % des personnes se disent heureuses, contre 29 % qui se déclarent malheureuses.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne faut pas être de prime jeunesse pour être heureux. C’est même le contraire ! La catégorie d’âge la plus heureuse, tous pays confondus, est celle des baby-boomers, avec plus de 75 % se déclarant satisfaits de leur vie. “À contrario, ce sont les membres de la GenX qui sont les ‘moins heureux’, avec 32 % se déclarant malheureux, mais une large majorité se déclarant tout de même heureuse (68 %)”, souligne l’Ipsos.

Les jeunes sont plus malheureux que leurs aînés

Pendant longtemps, on a pensé que le sentiment de bien-être suivait une courbe en U. Les enfants commençaient au sommet, pour ensuite doucement dégringoler, “toucher le fond à la quarantaine” et enfin remonter progressivement.

Or, ce modèle aurait tout faux. Cette récente étude publiée dans la revue PLOS One, menée auprès de plus de 10 millions d’Américains, 40 000 ménages britanniques et près de deux millions de personnes dans 44 pays, va plutôt dans le sens des conclusions de l’étude Ipsos. La chute brutale du moral arrive plutôt en début de vingtaine“Le mal-être subjectif diminue désormais avec l’âge”, notent les chercheurs.