
Raphaël Hamburger a perdu son père, l’immense artiste Michel Berger, alors qu’il n’était âgé que de onze ans. Trente ans plus tard, il veille sur l’héritage musical de son père, tout en restant dans l’ombre.
Epuisé par son rythme de travail effréné, Michel Berger était parti se ressourcer et prendre du bon temps dans sa résidence de Ramatuelle. Le chanteur y rendra finalement son dernier souffle le 2 août 1992, l’âge de 44 ans. “Michel m’avait dit cette phrase que je n’ai comprise qu’un peu plus tard : ‘Les prochains, ce sera nous’. Avec le recul, lui qui pesait chaque petit mot, je pense qu’il voulait dire que la logique, c’était de mourir avant ses enfants. Et pour lui, ça voulait dire avant sa fille“, s’est souvenu Serge Parathoner, son claviériste, dans les colonnes du Parisien, à l’occasion des trente ans de la mort du chanteur. Des paroles terribles qui ont finalement sonné comme une prophétie, alors que Michel Berger disparaîtra de manière soudaine, laissant derrière lui son épouse France Gall et leurs deux enfants, Pauline, atteinte de la mucoviscidose et Raphaël, âgé de 11 ans à l’époque.
Si son père aimait la lumière et s’épanouissait sur le devant de la scène, Raphaël Hamburger (le vrai nom de Michel Berger, ndlr) a toujours préféré l’ombre et la discrétion. Celui qui s’est épanoui en tant qu’ingénieur du son a collaboré avec plusieurs artistes, notamment Matthieu Chedid, Adrienne Pauly ou HollySiz, alias Cécile Cassel. Difficile d’évoluer loin du milieu de la musique lorsqu’elle coule dans vos veines et que vos parents s’appellent Michel Berger et France Gall ! Mais Raphaël a toujours tenu à faire les choses à sa façon, lui qui a créé le label Hamburger records.






