
Dans la nuit du 21 au 22 juillet 2025, un restaurant de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) a été ravagé par les flammes après qu’une voiture ait été projetée dans sa devanture. L’attaque aurait été réalisée à l’aide d’un engin élévateur volé sur un chantier à proximité.
C’est une scène digne d’un film d’action que les habitants de Sainte-Geneviève-des-Bois, une commune située en Essonne, ont découvert le mardi 22 juillet 2025. Au niveau de la zone industrielle de la Croix-Blanche, un restaurant a été ravagé par les flammes après qu’une voiture soit rentrée dans la devanture de l’établissement. Un incendie a en effet été provoqué par le choc de cette voiture-bélier et a détruit l’ensemble de la brasserie Café de la presse, vaste de 600 m2. Dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 juillet, un engin élévateur aurait été volé sur le chantier voisin afin de s’emparer du véhicule et de le projeter dans le restaurant. Alors que le mystère reste encore entier, le parquet d’Evry a ouvert une enquête, confiée à la police nationale, pour des faits de destruction de bien d’autrui à l’aide d’un moyen dangereux pour les personnes, ont rapporté nos confrères du journal Le Parisien.
16 pompiers mobilisés
Dans la nuit, aux alentours d’une heure du matin, une brigade de pompiers s’est rendue sur les lieux afin de tenter de maîtriser l’incendie ravageur. C’est pas moins de seize soldats du feu qui ont été mobilisés sur place afin d’éteindre les flammes calcinant l’intégralité de l’établissement, mais également les deus véhicules abandonnés sur place. Il aura fallut trois lances à incendie, dont une projetée du haut d’une échelle, et une intervention qui aura duré “une bonne partie de la nuit” pour parvenir à stopper le feu. Les deux restaurants mitoyens au Café de la presse n’ont heureusement pas été touchés, et l’un d’entre eux était même ouvert à la vente à emporter dès le mardi midi. Mais pour les habitués et les travailleurs du coin, c’est la stupeur. Pour la plupart, “le seul resto correct du coin” vient d’être détruit de façon exceptionnelle et sans que personne ne sache pourquoi.
“Ça a l’air d’être une attaque personnelle”
Les employés se retrouvent alors au chômage technique, désemparés face à la situation d’une extrême “violence”. L’un d’entre eux s’interroge sur les raisons de l’attaquant alors que ni la zone industrielle, ni le restaurant, ne sont équipés de caméras de surveillance. Selon lui, qui travaillait là depuis 2021, “ça marchait bien et on n’avait de problème avec personne”. Et d’ajouter, totalement décontenancé : “Tout ça pour quoi ? Ils n’ont même pas volé l’argent de la caisse.” L’un des salariés du magasin d’en face ne comprend pas non plus ce qui a pu causé un tel chaos et surtout d’où est venue cette idée. “Voler un élévateur pour porter une voiture et rentrer dedans… C’est fou, il faut le vouloir !” Visiblement inquiet, l’homme a d’ailleurs ajouté : “Ça a l’air d’être une attaque personnelle mais je ne vois vraiment pas de qui ça pourrait venir.” L’enfin pourrait avoir été volé sur le chantier voisin. Néanmoins, les ouvriers n’ont pas pour habitude de laisser leurs clefs sur les véhicules entre deux journées de travail. À Sainte-Geneviève-des-Bois, l’inquiétude règne alors qu’un deuxième engin du même type est, quant à lui, toujours sur les lieux.






