Le paysage routier évolue sans cesse, et les conducteurs ont parfois l’impression que le Code de la route se réécrit sous leurs yeux. Après les voies de covoiturage signalées par un losange blanc sur fond bleu ou les nombreuses adaptations liées aux nouvelles mobilités, un autre type de signalisation attire aujourd’hui l’attention : des panneaux de vitesse cerclés de vert. Aperçus récemment dans plusieurs pays européens, ils intriguent les automobilistes, qui les confondent facilement avec les limitations classiques. Pourtant, leur message est différent, et leur arrivée relance une question simple : faut-il s’attendre à les voir se multiplier en France ?
Il faut dire que la signalisation routière française est déjà particulièrement dense. Le Code de la route recense plus de 200 panneaux différents, chacun avec ses codes graphiques, ses exceptions et ses subtilités. Entre les obligations, les interdictions, les indications ou les avertissements, les usagers doivent régulièrement actualiser leurs connaissances pour éviter les erreurs et, surtout, les amendes. À chaque nouveauté, la même mécanique se répète : curiosité d’abord, incompréhension parfois, puis intégration progressive dans les habitudes de conduite.
Ces panneaux verts qui brouillent les repères habituels sur la route
Les nouveaux panneaux verts jouent justement sur cette familiarité. De loin, ils ressemblent trait pour trait à une limitation de vitesse classique : un panneau rond, un chiffre au centre, un format que tout conducteur identifie instantanément. Mais un détail change tout : la bordure n’est pas rouge, elle est verte. Et cette nuance n’est pas esthétique. Elle indique que la vitesse affichée n’est pas une obligation légale, mais une vitesse recommandée. Autrement dit, il s’agit d’un conseil adressé aux conducteurs, pas d’une règle dont le non-respect entraîne une sanction.







