“Deux heures en tête-à-tête”: Nicolas Sarkozy “interloqué” par cette découverte qu’il a faite en parlant avec Emmanuel Macron

Avant la sortie du Journal d’un prisonnier de Nicolas Sarkozy, le 10 décembre 2025, RTL en a dévoilé un extrait dans lequel l’ancien président raille la réaction d’Emmanuel Macron, quelques jours avant son incarcération.

Nicolas Sarkozy se confie sur ses 21 jours derrière les barreaux de la prison parisienne de la Santé son Journal d’un prisonnier, qui sortira en librairie mercredi 10 décembre 2025. RTL en dévoile un passage, le 6 décembre 2025, dans lequel il revient sur sa rencontre avec Emmanuel Macron juste avant son incarcération. Lors de cet entretien de “deux heures en tête-à-tête”, il dit avoir découvert “avec stupeur que le président venait de réaliser [qu’il allait] être incarcéré dans quatre jours”. “Rien n’avait été anticipé, en tout cas dans son esprit”, souffle le mari de Carla Bruni, qui a été écroué le 21 octobre 2025.

J’étais tout à la fois touché par son émotion et interloqué par cette surprise non feinte”, souligne aussi Nicolas Sarkozy sans épargner son successeur à l’Élysée : “Il développa alors une énergie impressionnante, sympathique mais qui m’apparut à la fois trop tardive et surtout assez brouillonne.” Il détaille, cinglant : “Son inquiétude portait principalement sur ma sécurité en milieu carcéral. Il était bien temps de s’en préoccuper !

“Ma sécurité ne pouvait être garantie à la Santé”

Après cette rencontre, durant laquelle Nicolas Sarkozy a surtout été marqué par le manque de préparation d’Emmanuel Macron, ce dernier l’a “rappelé dès le lendemain”. L’actuel président annonce alors à son prédécesseur qu’il devra changer d’établissement pénitentiaire, “car ma sécurité ne pouvait être garantie à la Santé”, se souvient Nicolas Sarkozy. Mais ce dernier refuse et insiste : “Je lui précisai même que je n’accepterais ‘aucun traitement de faveur‘, toute modification étant susceptible de provoquer une polémique.”

Nicolas Sarkozy révèle alors comment le président est intervenu pour assurer sa sécurité : “Emmanuel Macron demanda au ministre de l’Intérieur de diligenter une évaluation de ma sécurité. Sur cette base, la décision fut prise de mettre deux policiers du service de protection des hautes personnalités dans la cellule mitoyenne de la mienne pour que je sois protégé 24 heures sur 24 par des officiers de police armés.” Une décision qui n’avait pas épargné Nicolas Sarkozy des polémiques qu’il voulait éviter. Les surveillants pénitentiaires avaient dénoncé une situation “totalement inacceptable” : “C’est nous considérer avec un certain mépris” avait dénoncé le syndicaliste Wilfried Fonck sur France Inter, le 22 octobre.