Dans le même temps, le loyer moyen d’un studio n’a augmenté que de 2,2 %. Résultat, l’écart de prix entre une colocation et un logement individuel se réduit dangereusement. Là où la colocation permettait autrefois de faire de vraies économies, la différence devient de moins en moins évidente. Cette situation s’explique par plusieurs raisons assez simples. Dans les zones les plus recherchées, il n’y a tout simplement pas assez de logements pour répondre à la demande.
En parallèle, la hausse des taux d’intérêt empêche beaucoup de personnes d’acheter, ce qui les oblige à rester plus longtemps en location. De nombreux logements ont aussi été transformés en locations touristiques, ce qui réduit encore les possibilités. Résultat : dans les grandes villes, la colocation reste souvent la seule solution pour se loger. Et certaines personnes se retrouvent même à squatter.
« Hot bedding » : pourquoi Monique loue son lit à des inconnus
Mais chez Monique Jeremiah, le concept va encore plus loin. Elle ne loue pas une chambre, ni même un canapé. Elle pratique ce qu’on appelle le « hot bedding », une pratique qui consiste à partager son lit avec des inconnus, uniquement pour dormir. Rien de sexuel, rien de romantique. Elle insiste lourdement sur ce point. Dans ses annonces, tout est clairement posé : « lit partagé platonique », « respect de l’espace et des limites », « pas de sexe, pas de câlins, pas d’attentes ».
Monique explique que cette idée est née pendant la pandémie de Covid-19. Célibataire et isolée, elle supportait mal de dormir seule. Elle a même proposé à son ex de venir partager son logement pour traverser cette période compliquée. L’expérience l’a marquée. Elle s’est rendu compte que la simple présence physique, même sans intimité, pouvait apporter un vrai réconfort. De là est née l’idée d’en faire un modèle économique.






