J’ai décidé de faire des dates sans alcool, et voilà ce que ça a réellement changé

Moins de verres, plus de lucidité : ce que les rendez-vous sobres ont transformé dans ma manière de rencontrer.

Pendant longtemps, mes dates ressemblaient à un scénario bien rodé : un bar, plusieurs verres, une atmosphère feutrée propice aux confidences. L’alcool aidait à détendre l’ambiance, à faire tomber les silences, à rendre l’autre un peu plus charmant qu’il ne l’était réellement. Jusqu’au jour où j’ai réalisé que ce filtre-là brouillait surtout mes ressentis.

À l’occasion du Dry January, Hinge a publié un guide pour encourager les rencontres sans alcool. Selon leurs données, en 2026, les célibataires recherchent des relations plus authentiques et plus profondes, et la curiosité sans alcool arrive en tête. Leur rapport Gen Z Date 2025 révèle que 67 % de la génération Z et 63 % des millennials souhaitent nouer des relations sans recourir à l’alcool dans l’année à venir. Une tendance qui m’a parlé, parce que je venais justement de faire ce choix.

Le premier effet : je rentrais plus souvent seule

C’est peut-être brutal à écrire, mais depuis que j’ai arrêté de boire pendant mes rendez-vous, je suis rentrée plus souvent seule chez moi. Avant, les verres aidant, je trouvais des qualités à certains prétendants là où il n’y en avait pas vraiment. Plus je buvais, plus mon discernement diminuait. Résultat : des réveils dans des lits qui n’étaient pas les miens, avec cette sensation diffuse que j’aurais préféré être chez moi.

Sans alcool, certaines rencontres perdaient très vite leur intérêt. Et ce n’était pas une mauvaise nouvelle. Simplement une information plus claire.

Moins d’anxiété, surtout le lendemain

Logan Ury, directrice de la science des relations chez Hinge, explique que si la génération Z s’intéresse autant à la sobriété, c’est aussi parce qu’elle est plus attentive à sa santé mentale et souhaite éviter l’anxiété liée à la gueule de bois – ce mélange de malaise et parfois de honte qui s’installe le lendemain.

Je me suis reconnue là-dedans. L’alcool me donne souvent de l’anxiété le lendemain matin. Alors ajouter à cela, un date qui ne donnait pas de nouvelles, ou envoyait un message pour dire qu’il ne souhaitait pas me revoir, tout était décuplé. Sans alcool, j’ai retrouvé des lendemains plus calmes. Et une capacité plus juste à encaisser les déceptions.

Les dates sans alcool changent aussi le cadre

Enlever l’alcool de mes rendez-vous a transformé leur nature. Exit le bar sombre et bruyant. À la place : un café, une balade dans un parc, une séance d’escalade, une activité en journée. Des contextes plus neutres, moins chargés, qui permettent de se rencontrer sans artifice.

Sans ce filtre, on passe moins à côté des signaux faibles. Les red flags apparaissent plus vite. Mais aussi, parfois, de belles compatibilités. On se découvre tels qu’on est, pas tels qu’on devient après deux verres.