Des centaines de milliers de Français ont utilisé le Compte personnel de formation (CPF) pour financer leur permis de conduire. Depuis 2019, ce dispositif permettait aux jeunes actifs et aux salariés à faible revenu de pouvoir suivre des cours ainsi que passer l’examen de conduite pour obtenir le sésame tant espéré. En 2025, selon les données du ministère du Travail, ce serait même près d’un candidat sur quatre qui aurait utilisé ses droits accumulés pour payer sa formation. Un chiffre important qui montre bien à quel point le permis reste un document incontournable pour de nombreuses personnes.
Mais nos confrères du Journal du Geek nous rappellent que ce dispositif s’apprête à vivre ses derniers mois. En effet, le budget 2026, récemment adopté par le gouvernement via l’article 49.3, prévoit de restreindre très fortement l’usage du CPF pour le financement du permis de conduire. Si les demandeurs d’emploi pourront encore en bénéficier, ce ne sera plus le cas des salariés. Une décision qui suscite énormément de colère, surtout lorsque l’on constate la hausse du coût du permis ces dernières années.
La fin du permis financé par le CPF pour les salariés
Bien sûr, tous les travailleurs continueront d’accumuler des droits à la formation, mais ceux-ci ne pourront être utilisés pour préparer l’examen du permis de conduire. C’est une réforme importante, car le CPF était l’un des moyens les plus efficaces pour le financer. Entre 2012 et 2022, le prix moyen du permis B est passé d’environ 1 600 à 1 900 euros. Une hausse bien supérieure à l’inflation et que certains ménages ont du mal à suivre.
Ce coût pouvait être absorbé rapidement via le CPF, car quelques années de travail suffisaient à réunir la somme nécessaire. Sans cette option, les actifs devront désormais financer eux-mêmes leur formation. Mais nul doute que certains préféreront se priver, du moins temporairement, de passer l’examen. Pour beaucoup, le nouveau système risque d’accentuer les inégalités, notamment pour les travailleurs précaires ou ceux vivant loin des grandes agglomérations. Pour ces derniers, la voiture reste indispensable pour se rendre au travail.







