D’abord, elle cesse de planifier au-delà de quelques jours ; vacances, formations, projets à un an deviennent impensables, le futur ressemble à un brouillard hostile. Ensuite, elle devient hyper indépendante : porter les courses seule, régler tous les problèmes sans demander d’aide, jusqu’à s’isoler. Sa petite voix intérieure se fait cynique ; “De toute façon, ça ne marche jamais pour moi”, répète-t-elle en silence. Elle ne célèbre plus les petites victoires non plus, minimisant chaque réussite avant même d’avoir eu le temps de la savourer.
Elle se fait aussi plus petite dans ses relations ; elle dit “ce n’est pas grave” alors que ça l’a blessée, n’exprime plus ses besoins, se rend la plus discrète possible pour ne pas “déranger”. Peu à peu, elle se désinvestit d’elle-même : sport, soins, créativité passent au second plan, comme si elle n’en valait plus la peine. Son esprit s’accroche aux pires scénarios, prévoit le rejet, la rupture, l’échec avant toute tentative, avec des plans B et C pour des catastrophes imaginaires. Enfin, elle ne reconnaît plus les opportunités ; une invitation ressemble à une corvée, une proposition de poste à un piège, un compliment à une moquerie déguisée.
Repérer ces 8 comportements sans se juger
Voir ces gestes chez soi peut faire peur. Pourtant, ce ne sont pas des preuves de faiblesse, mais des stratégies mises en place pour ne plus souffrir. Les remarquer, c’est déjà mettre un peu de lumière sur une femme a abandonné tout espoir de bonheur en apparence, mais qui, au fond, protège encore quelque chose de précieux.
Un premier pas peut consister à nommer ce qui fait mal, à une personne de confiance ou à un professionnel, au lieu de répondre automatiquement “Je vais bien”. Un autre peut être de choisir un minuscule mouvement à contre-courant de ces 8 choses : accepter une petite aide, dire oui à une invitation, marquer une micro victoire. Repérer une seule de ces attitudes et la questionner suffit parfois à entrouvrir l’idée que de bonnes choses peuvent encore arriver.






