En hausse ou en baisse : quel impact concret sur votre virement
Les premiers effets se voient d’abord sur la retraite de base, puis sur la complémentaire. Pour l’Agirc-Arrco, les nouveaux taux de CSG sont appliqués début 2026 avec rattrapage des mois précédents, ce qui peut accentuer la différence sur un seul virement. Un passage du taux réduit de 3,8 % au taux médian de 6,6 % représente autour de 45 € nets en moins chaque mois pour une pension brute de 1 500 €. De 6,6 % à 8,3 %, la perte tourne autour de 17 € pour 1 000 € bruts.
Tous les retraités ne sont pas perdants. Ceux dont le revenu fiscal a reculé peuvent passer du taux médian au taux réduit, voire à l’exonération. Leur pension nette remonte alors, parfois de plusieurs dizaines d’euros. Le réflexe clé consiste à comparer le montant net de fin 2025 avec celui de mars 2026 pour mesurer l’effet réel du nouveau taux.
Un calendrier 2026 piégeux pour les pensions Agirc-Arrco
Autre changement discret mais lourd de conséquences pour le budget : le calendrier de paiement 2026. La pension Agirc-Arrco est versée le premier jour ouvré du mois. Entre le 1er avril 2026 et le 4 mai 2026, il s’écoulera 33 jours sans versement. Entre le 1er juillet et le 3 août, l’intervalle atteindra 32 jours. Même logique pour certains retraités de la fonction publique, avec un long trou entre le 26 février et le 30 mars.
Pour éviter le découvert, mieux vaut anticiper ces mois longs : mettre de côté une partie de la pension du mois précédent, décaler si possible certains prélèvements autour du milieu de mois, et vérifier dans ses relevés le taux de CSG effectivement appliqué. En croisant avis d’imposition, revenu fiscal de référence et montant net versé, chacun peut vérifier si le changement sur sa pension correspond bien aux règles, ou s’il faut demander une régularisation.






