Soulager les proches, pas le mourant

Si des médicaments sont parfois administrés pour atténuer ce bruit, ce n’est pas pour la personne en fin de vie, mais pour rassurer les proches présents. Une manière d’alléger l’ambiance, d’apaiser les émotions dans la pièce. L’aspiration des sécrétions, quant à elle, est rarement utilisée : elle est peu efficace et peut, au contraire, stimuler une production accrue de salive.
Un repère précieux dans le processus
Autre fait peu connu : le râle d’agonie se manifeste généralement dans les 23 heures précédant le dernier souffle. Ce n’est donc pas un hasard. C’est un repère, un signal discret que le moment approche. Il ne faut pas le percevoir comme une alerte, mais comme une berceuse naturelle, selon l’expression délicate de Julie McFadden. Une manière poétique de rappeler que la nature suit son cours, avec calme et douceur.
Un moment d’amour et de présence

Dans ces heures précieuses, une seule chose compte : être là. Tenir la main, dire ce qu’on n’a pas encore dit, ou simplement rester en silence, dans une présence pleine. Car c’est souvent cela qui apporte le plus de réconfort. Le bruit, lui, finira par s’estomper, comme une dernière note de musique. Et la paix s’installera.






