La Cour chiffre le coût moyen d’une opération à 10 780 €, pour environ 9 900 interventions en 2024. Elle écrit que “le coût du dispositif peut être évalué à près de 110 millions d’euros en 2024, dont 43 % imputables aux moyens aériens (…) soit une hausse de 55 % par rapport à 2012, très supérieure à l’inflation observée sur la période”. Dans les Hautes-Alpes, cela se traduit très concrètement : 926 opérations de secours en 2025, dont 24 liées à des avalanches.
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Un dispositif jugé complexe, mis sous tension par le climat et la fréquentation
Pour la Cour, les secouristes de montagne sont “des unités professionnelles disposant d’une expertise élevée, reconnue par leurs homologues étrangers, et capables d’intervenir dans des délais resserrés en des zones difficiles d’accès.” Mais cette excellence se heurte à un terrain plus instable, des glaciers qui reculent, des couloirs qui se purgent plus souvent, et des pratiques sportives en plein boom, du ski de rando au trail.
L’organisation, elle, est pointée du doigt. Gendarmes, CRS, pompiers, SAMU, hélicoptères de la gendarmerie et de la sécurité civile se partagent le terrain. Or, “Cette organisation, inchangée depuis 2012, a conduit à un dispositif complexe, générant des redondances de moyens”. La Cour recommande une plus grande homogénéité, une certification commune des formations et une révision de la répartition des bases hélico, figée depuis 2011.







